Gouvernement gabonais : dix femmes au cœur de l’action publique
Une représentation féminine en nette progression
Le nouveau gouvernement gabonais compte 10 femmes sur 29 membres, dont deux ministres d’État, confirmant la volonté du président Brice Clotaire Oligui Nguema de renforcer la place des femmes dans les centres de décision.
Au-delà des chiffres, ce sont des noms, des portefeuilles stratégiques et des responsabilités majeures qui illustrent cette nouvelle phase de la Ve République.
La composition gouvernementale publiée le 1er janvier marque une progression significative de la représentation féminine. Les femmes occupent désormais des ministères couvrant des secteurs clés tels que l’éducation, la défense, la santé, les affaires sociales, l’agriculture, le tourisme, la fonction publique et la planification.
Un choix assumé, fondé sur la compétence et l’expérience, au sein d’un gouvernement resserré et orienté vers les résultats.
Deux femmes ministres d’État à des portefeuilles stratégiques
Au sommet de cette représentation figurent deux femmes ministres d’État :
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Brigitte Onkanowa, ministre d’État, ministre de la Défense nationale, appelée à piloter un secteur régalien central dans un contexte régional sensible.
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Camélia Ntoutoume-Leclercq, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, en charge d’un département clé pour la refondation du capital humain.
Leur positionnement traduit un changement d’échelle : les femmes ne sont plus cantonnées aux portefeuilles dits « sociaux », mais occupent désormais le cœur de l’architecture gouvernementale.
Des femmes à la tête de ministères structurants
Aux côtés des ministres d’État, huit autres femmes intègrent le gouvernement avec des responsabilités majeures :
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Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbénény, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargée de l’Intégration et de la Diaspora, au cœur de la diplomatie gabonaise ;
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Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective, garante de la cohérence stratégique de l’action publique ;
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Laurence Mengue Me Nzoghe, ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, avec un rôle clé dans la modernisation de l’administration ;
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Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, ministre du Travail, du Plein emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, attendue sur les enjeux de l’emploi et du climat social ;
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Elza Ayo épouse Bivigou, ministre de la Santé, à la tête d’un secteur soumis à une forte pression sociale ;
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Armande Longo épouse Moulengui, ministre des Affaires sociales, chargée de la Protection de l’Enfance et de la Femme ;
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Zenaba Gninga Chaning, ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes ;
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Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, appelée à structurer un secteur à fort potentiel de diversification.
Parité, compétence et exigence de résultats
Cette présence féminine s’inscrit dans une logique plus large de géo-compétence, d’ouverture à la jeunesse et à la diaspora, ainsi que de rupture avec les gouvernements pléthoriques du passé.
Le message présidentiel est clair : l’élection est derrière, l’heure est au travail.
Avec des portefeuilles lourds et exposés, ces dix femmes seront jugées sur leurs résultats, au même titre que leurs homologues masculins.
Dans une Ve République pragmatique et orientée vers la performance, la parité n’a de sens que si elle s’accompagne d’une efficacité réelle de l’action publique.
👉 Le pays attend désormais des actes concrets.
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Commentaires (1)
Niocal mouketou
11/01/2026 à 18:11Une avancée significative pour la représentation féminine au Gabon. Reste maintenant à traduire cette dynamique en résultats concrets pour les citoyens.